Transcréation

 

1. Qu’est-ce-que la transcréation ?

Le terme “transcréation” vient d’un mélange des mots “Traduction” et “Recréation”. Cette prestation est née dans le marketing et la publicité en premier lieu, mais cette technique s’utilise également dans la rédaction web pour permettre aux entreprises internationales d’investir les marchés étrangers avec leurs produits adaptés aux marchés cibles (particulièrement pour les e-commerces).

La transcréation consiste donc à tirer des informations à partir d’un texte en langue étrangère pour les adapter au pays cible. Le travail de recréation est sur l’adaptation de ces informations :

  • Message marketing,
  • Enjeux,
  • Emotions,
  • Style,
  • Valeurs de la marque,
  • Idées véhiculées, …

2. La transcréation en rédaction web

En rédaction web, la transcréation est une prestation atypique de rédaction. Elle présente plusieurs différences notables par rapport à la création de contenu classique.

Tout d’abord, elle comporte une partie de translocalisation des informations. Il s’agit de la conversion des éléments de mesure, de monnaie et tout autre type d’information locale à convertir pour un pays cible.

Ensuite, la récréation permet d’adapter le contenu d’un texte au marché français, au produit français de la marque et à ses cibles (qui varient d’un pays à l’autre en fonction de l’utilisation qui est faite du produit).

Lorsque je transcréé une fiche produit et ou un article produit, principalement, je dois adapter les données suivantes : 

  • La désignation ;
  • La composition ;
  • Les conseils d’utilisation ;
  • Les consignes de sécurité et avertissements ;
  • La démarche d’utilisation, …

Cependant, la recréation d’un texte va plus loin. Elle touche également la forme du texte, les normes rédactionnelles (liées aux habitudes des lecteurs français) qui varient d’un pays à l’autre. Par exemple :

  • La structure du texte : Des suppressions de partie de textes sont possibles si le produit français ne présente pas les mêmes caractéristiques que son homologue étranger ou si son utilisation diffère car les cibles sont différentes.
  • La pertinence de l’ordre des parties : En fonction des cultures, les rédacteurs n’appréhendent pas la structure et la hiérarchie des idées de la même manière.
  • La taille et la répartition des parties et sous-parties (pour la même raison que celle expliquée ci-dessus).
  • Le style de la rédaction demandée : Un style “friendly” par exemple, a différent degré dans le côté “cool”, il diffère donc d’un pays à l’autre. Si une marque internationale me demande ce style de rédaction pour une transcréation, je vais devoir l’adapter à l’image de la filière française en trouvant le bon degré de “coolitude” que représente la marque en France.

3. Comment se déroule ma prestation de transcréation ?

a. Les matériaux à fournir

La transcréation relève de la rédaction web mais elle est très différente dans sa mise en place. Pour transcréer un texte, je dois avoir les matériaux de base, autrement dit, toutes les données relatives au produit français et celles de son équivalent étranger, ainsi que le brief avec les directives de rédaction. Les données diffères en fonction de s’il s’agit de la rédaction d’un article ou d’une fiche produit, mais en sommes voici les éléments à fournir :

  • La fiche produit ou article produit original ;
  • Les liens vers le produit d’origine et le site de produits français : Dans le cas de la rédaction d’articles plus précisément, les produits français sont généralement déjà créés et l’article cite plusieurs produits de la même gamme dont je dois mettre les liens dans le texte. Je dois donc procéder à une recherche sur le site pour trouver les produits correspondant à leurs homologues.
  • Le “template” à respecter : Il s’agit du “modèle” rédactionnel à respecter pour que le contenu du site soit parfaitement homogène. Vous y mettez la structure que toutes les fiches ou articles produit doivent avoir : une image entre chaque partie ou des “Infos box”, un sommaire, etc.
  • Les informations de référencement demandées : En général, il s’agit des balises HTML (H1, H2, H3), les méta-descriptions, les légendes des images fournies et les open-graph.
  • La liste des mots-clés : Les entreprises ou les agences qu’ils commanditent pour la réalisation de ce projet, réalisent généralement une recherche de mots-clés en amont à me fournir pour les incorporer dans la fiche ou l’article produit. Cette liste comporte distinctement le mot-clé principal et les mots-clés secondaires (appelés “nuage de mots-clés”).
  • Les préférences en termes de nombre de liens : Les entreprises sont assez à cheval sur la présence de liens vers leur produit mais le nombre de liens diffère par rapport au souhait de l’entreprise (à mesurer avec parcimonie !).
  • Le style rédaction et le nombre de mots : N’oubliez pas que la langue française peut utiliser plus de mots pour exprimer une idée qu’une autre langue. La longueur du texte est donc directement impactée. Par exemple, si vous demandez un texte accessible par rapport aux termes techniques utilisés, les explications rallongent la longueur du texte après transcréation. Généralement, j’ai un nombre de mot minimal et maximal à respecter pour ne pas impacter la qualité rédactionnelle.
  • Le choix des mots : Par sécurité, les entreprises précisent des termes tendancieux ou d’autres qu’ils ne veulent pas voir figurer dans les textes car ils réfèrent à leurs concurrents.

Je vous rassure concernant les mots tendancieux, même si vous omettez cette information dans le brief, étant une rédactrice web (sérieuse) et issue d’une filière de lettres de surcroît, je sais parfaitement identifier ce type de mots et les éviter dans mes textes.

  • La “deadline” : Sans doute la donnée la plus importante ! Donner la date à laquelle rendre le premier jet. Il faut toujours envisager qu’il puisse y avoir un ou deux allers-retours dans la rédaction web pour planifier correctement le calendrier éditorial (surtout au début il y a toujours une période d’adaptation).
  • Vidéo : Si l’entreprise en émet le souhait, je peux rechercher une vidéo du produit tournée par des professionnels testant le produit, ou une vidéo déjà créée par la filiale française et mise en ligne. Je fournis également dans ce cas le texte de description de la vidéo.

b. Mon forfait de transcréation

La transcréation regroupant plusieurs prestations, il est difficile de la facturer au mot, c’est pourquoi je propose un forfait basé sur le nombre de mots de la fiche ou de l’article produit d’origine, car c’est en fonction de ce nombre de mots que la prestation sera plus ou moins longue.

Le forfait de transcréation comprend donc :

  • La transcréation et translocalisation des informations ;
  • La rédaction des éléments de référencement “On-page” ;
  • Pour les articles : La recherche de produits équivalents pour le marché français ;
  • La recherche de contenus vidéos sur le produit présenté ;
  • La rédaction du descriptif vidéo ;
  • Deux aller-retours pour effectuer des modifications (durant les premiers temps de la période d’adaptation) ;
  • L’intégration du texte au site (dans ce cas il me faut un accès au site).
Idée reçue : Réduire un texte, ou synthétiser, ne prend pas moins de temps qu’une rédaction, car il y a tout un travail de réflexion à effectuer sur la restructuration du texte, la compréhension, son accessibilité à faire, sans parler du référencement à retravailler (soit tout le champ lexical à refaire, soit rechercher un nouveau mot clé avec bonnes métriques), etc.

c. L’ajout de sections

Une autre différence frappante avec la rédaction d’article web classique, est que pour un article transcréé, le public cible change par rapport au texte original. Ce changement se fait à deux niveaux !

Le premier et le plus évident donc je vous ai parlé juste au dessus, est celui au niveau du pays.

Ensuite, le second niveau de cible, un peu moins évident est celui décelé lors de la recherche de mots-clés sur un produit. Les consommateurs cherchent dans la barre de recherches Google “faire telle chose avec tel produit”.

Ainsi, vous vous rendez compte par exemple que dans un pays donné, les consommateurs vont utiliser votre produit pour deux ou trois utilisations alors que dans un autre pays, le même produit sera utilisé de trois ou quatre manières différentes.

Dans ce cas, il est important de fournir cette information supplémentaire aux visiteurs de votre site, ce qui profitera également à votre référencement. Ainsi, je dois ajouter une section (ou partie) à l’article transcréé.

Cette partie de la prestation est donc facturée au mot en supplément du forfait, car elle relève de la création de contenu et non plus de la transcréation basée sur un texte original. Elle contient la rédaction optimisée pour le référencement “On-page” et la recherche d’informations nécessaire à la création des sections.

Pour une prestation de création de contenu classique, je facture la recherche d’informations à l’heure, mais comme la prestation de transcréation présente un coup plus élevé et se fait généralement sur le long terme, la recherche d’informations nécessaire à l’ajout de section est offerte au client.

d. Livraison du texte transcréé

Si vous êtes une filiale d’une entreprise internationale travaillant directement avec moi, je vous fais parvenir le texte à validation, puis je fais des modifications si nécessaires avant d’intégrer le texte au site (ou de vous le faire parvenir si vous faites l’intégration en interne).

Si vous êtes une agence qui est commanditée par l’entreprise, alors il vous revient de faire valider le texte par le client. Quant à l’intégration au site je peux m’en charger, selon le souhait du client.

 

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